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 .:: Baron Humbert Von Gikkingheim, Pour Vous Servir ::.

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MessageSujet: .:: Baron Humbert Von Gikkingheim, Pour Vous Servir ::.   Lun 9 Mar - 18:58


    Nom & Prénom : Son créateur l'a nommé le Baron Humbert von Gikkengheim, mais il préfère qu'on l'appelle Baron.

    Age : Il est impossible de lui donner un âge, étant donné son physique - disons - particulier. Mais l'on peut tout de même le situer entre vingt et trente ans du fait de son apparente juvénilité. Cependant, si l'on l'observe du point du vue de la maturité, de l'intelligence, peu nombreux sont ceux qui lui donnent en-dessous de quarante ans...

    Race : Malgré sa répulsion pour celui qui a volé l'âme de son créateur, le Baron s'est tourné vers l'art complexe de la magie et tolère de se faire appelé Sorcier.

    Elément : L'élément du Baron n'est autre que le maître des nuages, aussi bien la brise du matin comme la tempête du soir... Le Vent * What Else ? * Les légendes japonaises content le grand Byakko, majestueux tigre blanc dont l'élément est l'Air. Ainsi donc, le Baron a la capacité de se métamorphoser en fauve semblable au légendaire félin, dont les ailes de neige signifient tout bonnement l'élément qui est sien.

    Choix du dortoir : Le Baron est un gentleman - ou gentlecat, si vous préférez -, pas un pervers... que voulez-vous ? C'est donc tout naturellement qu'il siègera au Dortoir des Garçons.

    Histoire : Le vieux Gabriel aimait la sculpture. Ah oui, ça, qu'est-ce qu'il l'aimait ! L'ensemble de son appartement était occupé par diverses statuettes de bois. Mais il n'y avait pas que la sculpture qu'il aimait : il y avait aussi sa femme. Elle s'appelait Perrine. Elle était infiniment douce, avec ses malicieux yeux bleus et ses cheveux blancs comme neige ramenés en chignon. Leur amour était tel que le vieux Gabriel voulut un jour représenter leur amour par son art. Il entreprit alors un travail titanesque, délicat, minutieux, long ! Il en aurait oublié de manger et de dormir si sa femme ne venait pas l'arrêter. Il voulait que son travail soit parfait. Ce qui n'était à ses débuts qu'une vulgaire bûche de bois grossier se transforma progressivement en silhouette altière et féline, haute de trente centimètres. Un maintien droit, un regard profond, une expression sereine. Voilà à quoi ressemblait ce que le vieux Gabriel appellerait plus tard le Baron Humbert von Gikkingheim. Puis il sortit de son tiroir une boîte de peinture qui datait de sa jeunesse, des pinceaux de toute taille, et commença à peindre son corps jusqu'alors d'un brun sombre. Le résultat était effrayant de réalité. Le vieux Gabriel aurait pu croire que les fines moustaches du Baron frémissaient ! Mais il fallait l'habiller, il ne pouvait pas le laisser ainsi. Il passa alors commande chez un ami couturier. Le vieux Gabriel le voulait élégant, fier. Il s'inspira des costumes de sa jeunesse lors de sa commande au gabarit de vêtement de poupée. Les larmes lui vinrent aux yeux lorsqu'il vit sa figurine habillée. Mais il n'avait pas de temps à perdre : il fallait maintenant s'attaquer à la compagne du Baron, la Baronne. Si la Baronne était dotée du même charisme que son compagnon, ses lignes étaient beaucoup plus gracieuses, et ses prunelles n'exprimaient que douceur. Le Baron était roux, la Baronne était lilas. Le vieux Gabriel la vêtit d'une belle robe violette d'époque, une ombrelle à la main. L'amour du vieillard et de sa femme était aussi fort qu'était l'harmonie entre les deux personnages. Puis le vieux Gabriel arrêta de sculpter, comme si la retranscription de son bonheur dans le bois était l'apothéose de son art. En son for intérieur, il savait que jamais plus ses mains ne pourraient râper la surface rugueuse d'un futur chef-d'oeuvre, ni peindre les minuscules détails qui donnaient vie à ses créations. Ne lui restait plus qu'à couler de jours heureux avec sa douce Perrine dans son confortable lotissement. C'est qu'il ne prévoyait pas que la soeur de sa dulcinée allait mourir. Perrine insista pour se rendre seule à l'enterrement, qui se déroulait à quatre heures d'avion de là. Le déchirement fut grand pour le vieux Gabriel, qui ne pouvait vivre loin d'elle. Aussi, la veille de son départ, lui prit-elle la main et apposa l'autre sur la délicate épaule de la Baronne, posée sur la table de chevet aux côtés du Baron.

    - Ne sois pas triste, Gabriel. J'emporterai la Baronne avec moi, et tu sais que le Baron n'a pas de raison d'être sans la Baronne. Ainsi, cela sera la preuve, le gage, la promesse que je reviendrai à toi. Je te retrouverai, et alors la Baronne retrouvera le Baron.

    Le vieux Gabriel fut réconforté par ses paroles et, le lendemain, l'accompagna jusqu'à l'aéroport. Mais la douce Perrine ne put tenir sa promesse. Son avion s'écrasa en pleine mer. Et jamais la Baronne ne put retrouver le Baron. L'ancien sculpteur vécut très mal la mort de celle qui avait partagé cinquante ans de sa vie. Tout d'abord désespéré, il jeta toutes ses oeuvres au feu, excepté le Baron. Puis il se calma et, affichant une mine sombre, n'eut même plus coeur à se nourrir. Il passa ses journées dans sa chambre, recroquevillé sur son lit, le Baron posé face à lui. Et il lui confia tout : son passé, ses désirs, ses craintes... Il devint de plus en plus délirant et, bientôt, ce ne furent plus que des propos incompréhensibles qui franchissaient ses lèvres craquelées. Un jour, le concierge, inquiet pour la pomme de celui qui habituellement le saluait tous les matins en allant chercher sa baguette, monta chez lui et trouva un vieillard hagard qui parlait à une vulgaire statuette de bois. Il finit par trouver le moyen de l'obliger à sortir dehors, même si celui-ci garda le Baron à la main. Il boitilla à l'aide de sa canne jusqu'à un banc du parc municipal, gardant la figurine sous les yeux, ignorant les regards étonnés des passants et les cris moqueurs des gamins. Il ne quitta les prunelles d'un vert profond du Baron que lorsqu'une ombre lui cacha le soleil, le plongeant dans l'ombre. Se tenait devant lui un grand homme singulièrement habillé : un chapeau de cuir à larges bords coiffé d'une plume de paon qui masquait ses yeux, ainsi qu'une cape d'un rouge sombre. Le vieux Gabriel ne s'en étonna même pas, mais sa prise sur le Baron se raffermit.

    - Qui êtes-vous ? demanda-t-il d'une voix pâteuse.

    L'inconnu esquissa un geste dédaigneux de sa main gantée de noir.

    - Qui êtes-vous, que faites-vous là, que me voulez-vous... Les humains posent vraiment des questions stupides et futiles, dit-il de sa voix à la fois torride et glaciale.

    - Que me voulez-vous ? demanda le vieux Gabriel comme s'il n'avait rien entendu.

    - Te soulager, répliqua-t-il du tac au tac.

    Il tendit la main et saisit délicatement le Baron, sans que le vieux Gabriel n'opposât la moindre résistance. Il fit jouer entre ses doigts le matou de bois, effleurant toutes les aspérités de ses articulations.

    - Ta femme te manque, n'est-ce pas ? Tout ce qui subsiste de son existence passée réside dans cette figurine. Que dirais-tu si cet objet était habité par une âme ?

    - Que voulez-vous dire ?

    - Je peux donner la vie à ta statuette.

    Le vieux Gabriel écarquilla ses yeux cernés qui, autrefois noisette, étaient aujourd'hui d'un marron passé.

    - Vous pouvez vraiment faire ça ? murmura-t-il, une lueur folle brillant au fond de ses prunelles.

    - Puisque je te le dis... Je suis un sorcier.

    Certain d'avoir déjà atteint le fond, le vieux Gabriel invita ledit sorcier chez lui. Celui-ci entreprit alors de dessiner des signes compliqués au sol, de marmonner des paroles incompréhensibles, et de disséminer des herbes séchées un peu partout dans l'appartement insalubre. Le soir de la nouvelle lune, à minuit, le puissant mage posa le Baron au centre d'un cercle, et ordonna au vieux Gabriel de se poster au centre d'un autre. Ce dernier ferma les yeux, et l'image de la douce Perrine flotta devant ses yeux. Puis il repensa à tout ce qu'il avait confié au Baron. Lui pourrait partager sa peine, le consoler, guérir la plaie béante qui s'était ouverte dans son coeur... Il ne remarqua pas que le sorcier avait commencé à psalmodier d'étranges formules. Soudain, il sentit comme une tornade arracher quelque chose en lui. Il voulut hurler, mais aucun son ne s'échappa de sa bouche désespérément ouverte. La chose le quittait, peu à peu, et un grand froid s'insinuait en lui. Et plus rien. Le vide. Lorsque sa tête percuta violemment le sol, il était déjà mort.

    - Ah là là, 'Gepetto', tu devrais savoir qu'il ne faut jamais faire confiance à un sorcier.

    Le sorcier regarda avec dédain le vieux Gabriel s'écrouler au sol, tandis que s'élevait au-dessus de lui et se mouvait vers le Baron une sphère translucide à l'intérieure de laquelle tournoyaient des volutes de fumée blanche. Comme elle avait quitté le vieillard, elle pénétra dans le coeur-même du Baron, alors que les premières lueurs de l'aube transperçaient l'épaisseur des poussiéreux rideaux tirés. Les émeraudes du regard du matou de bois s'illuminèrent, comme si le retour du soleil réveillait l'âme qui sommeillait en lui depuis des lustres. Pendant ce temps, le sorcier continuait à monologuer, la mine réjouie.

    - Un humain a un jour dit : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". En bref, il est impossible de créer quelque chose à partir de rien. Eh, 'Gepetto', tu voulais que ton objet soit doué d'une âme... ton voeu est exaucé, mais en contrepartie de ton âme à toi ! Stupide vieillard sénile, paye tes crimes en brûlant au fin fond des Enfers, acquitte-toi de tes péchés d'une éternelle souffrance...

    Derrière lui, son cobaye achevait sa transformation. Son corps svelte nimbé d'argent, le Baron grandissait, grandissait, jusqu'à atteindre un bon mètre soixante-dix. Puis l'aura s'évanouit, et l'ancienne statuette fusilla le sorcier de son regard de jade. L'âme du vieux Gabriel lui hurlait d'éliminer cet être infâme et sournois, qui ne vivait que pour disséminer le mal telles que des graines jetées au vent. La canne... La canne... Ces deux mots résonnaient dans son esprit nouveau. Sa main gantée de blanc saisit la troisième jambe du défunt et fit coulisser un fourreau jusqu'alors invisible. L'aurore se refléta sur la fine lame d'acier, qui se leva lentement, avant de s'abattre...
    TCHAC.

    - Vile créature sans coeur, persécuteur des innocents, noie-toi dans ton sang et agonise dans la terreur...

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MessageSujet: Re: .:: Baron Humbert Von Gikkingheim, Pour Vous Servir ::.   Lun 9 Mar - 23:28

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MessageSujet: Re: .:: Baron Humbert Von Gikkingheim, Pour Vous Servir ::.   Lun 9 Mar - 23:36

Belle fiche ! J'aime bien ton genre d'écriture de fiche : Ca nous donne envie de lire la fiche, comme tu nous introduis dans le prénom l'age etc ... Je dirais que tu n'as pas une fiche comune aux autres, elle est très différente (Tu as y passé un bon bout de temps). Généralement, les gens ne s'embêtent pour ce genre de chose. Bref ... Bienvenue (chez les violeurs ;P) ! Welcome to the fun !

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